VOYAGE 6

 

Ma douce Amie,

Mon dernier périple m'a permis d'entrevoir le haut de la ville. 
Aussi, dès demain, je m'en vais remonter en direction de la Défense, où vos aïeux ont combattu contre l'occupation.

Je souhaite de tout coeur que pareille chose ne se reproduise dans les années à venir. 
Mais les rancoeurs sont tenaces...

Je me languis de vous revoir, mais il me faut remettre nos retrouvailles à un jour de la prochaine semaine.

Le beau temps est de retour, et mes espoirs s'en retrouvent ravivés. Votre image ne me quitte pas.

Mes hommages à madame votre mère et mes respects à votre père.

Tendre baiser.

Votre dévoué

 

 

Dès que l'on passe le niveau de la ligne de chemin de fer, en direction du "haut" Puteaux,
là encore, c'est une autre ville qui apparait. Peut-être, est-ce la frénésie des constructions,
cet axe de circulation qui délimite Paris de la vraie banlieue...
Pourtant, il existe toujours de petites rues calmes avec des pavillons dont la quiétude nous donne bien des regrets....

 

Les maisons ouvrières de la rue Victor Hugo sont toujours là.
 Il parait même que désormais la municipalité daigne y faire installer un salle de bain dans chaque appartement...

Sans oublier d'augmenter les loyers en conséquence...

 

La montée de la Gare : petit, j'ai connu ces grandes marches. Le progrès a fait qu'il y a maintenant un escalier mécanique. 

Ce fût à l'époque une véritable petite révolution très appréciée de la population
(notamment d'une certaine Suzanne... l'une de mes grand-mères)

 

 

 

la rue Monge :

 

La Maison Marret (le café de la gare) était un lieu très apprécié des Putéoliens. 
Bien que situé au dessus de la gare, il y régnait comme un air de campagne,
un endroit où l'on pouvait souffler (et certainement pas dans un alcotest...)

 

La rue Charles X, aujourd’hui rue Bernard Palissy. Au fond, la rue Cartault :

 

 

SUITE DU VOYAGE............